À propos de Hugo Chazot-Ranquet, photographe argentique, tirage en chambre noire

À propos

Black and white self-portrait of Hugo Chazot-Ranquet looking down at a Rolleiflex twin-lens camera held at chest height, grainy film texture, soft shadow cast on the wall behind him

Hugo Chazot-Ranquet (né en 1993, Alpes françaises) est photographe, il travaille avec des procédés argentiques et le tirage en chambre noire. Il vit et travaille entre la France et l'Inde.

Formé comme ingénieur de recherche, il a travaillé plusieurs années dans des centres de recherche de premier plan avant de se consacrer entièrement à la photographie. La décision est née en chambre noire, où il tirait depuis l'adolescence, à l'endroit précis où l'image a cessé d'être un enregistrement pour devenir quelque chose construit à la main.

Sa pratique s'organise autour du tirage gélatino-argentique, fait à la main, par contact, sur papier Ilford, par la lumière, la chimie et le temps. De cette discipline a émergé un langage visuel : le grain comme structure, la figure dissoute en forme, le tirage comme seul état achevé de l'image.

Son travail actuel, Mackie Lines, applique ce langage à la figure humaine en studio. Le corps est retenu au seuil où il devient forme. Voilé, réfracté, anonyme, il surgit et se retire à la fois.

Sa série précédente, Human Trajectories, rassemble dix ans de photographie de rue sur pellicule argentique, tirée en chambre noire et présentée en tirages gélatino-argentiques.

Expositions sélectionnées

2024. Exposition personnelle, Galerie L'Étranger, Grenoble, un mois.
2023. Exposition collective, Click Gallery, retenu dans le top 10 sur 600 candidatures.
2022. Trois expositions éphémères, Lyon et Grenoble.

Ouvert à une représentation en galerie et à des projets institutionnels.

Contact

Pour les expositions, demandes de tirages, commandes ou la presse, écrire à contact@hugochazotranquet.com.

Note d'intention

Je photographie l'instant où un corps devient une forme.

J'ai travaillé comme ingénieur de recherche avant de travailler comme photographe. La méthode est restée : tester, échouer, isoler ce qui compte, répéter jusqu'à ce que ça tienne. Mon laboratoire est une chambre noire en France.

Pendant trois ans, j'ai poursuivi un effet instable. La lumière se retourne contre elle-même pendant le développement et les contours des choses commencent à se dissoudre. La chimie n'a cessé de me montrer l'image tout en refusant de la répéter. J'ai travaillé jusqu'à pouvoir me l'approprier.

The Grain Project, c'est là où j'ai construit ma grammaire : le grain, l'inversion, le comportement de la matière du tirage. Mackie Lines est le premier travail que j'en ai tiré.

Le studio, c'est là où je sculpte. La lumière, l'ombre, la texture. Sculpter, c'est enlever.

Je tire à la main, sur papier gélatino-argentique. Le tirage est l'œuvre. Chacun porte en lui la séance qui l'a fait naître : la chimie, l'exposition, la main.

Les figures sont voilées, réfractées, anonymes. Elles arrivent et se retirent à la fois. Je veux que vous vous teniez à ce seuil, et que vous y restiez.

Explorez The Grain Project, la série Mackie Lines et Human Trajectories, ou le travail Commercial.